jueves, 18 de junio de 2015

Pope Francis: protect the Earth L'encyclique sur l'écologie Le Pape y lance un appel radical - El Papa francisco y nuestra sufrida Madre Tierra

The Pope calls on humanity to protect the Earth

... In chapter four, the key chapter, Pope focuses on an integral ecology as a new paradigm for justice. Francis uses many concrete examples and says, “We are not faced with two separate crises, one environmental and the other social, but rather one complex crisis which is both social and environmental.” He says, “The analysis of environmental problems cannot be separated from the analysis of human, family, work-related and urban contexts, and of how individuals relate to themselves.” 

The Pope calls on all people to commit themselves to the common good, in solidarity with and a preferential option for the poor. The Pope says that this would be the best way of caring for future generations: by committing to caring for the poor today. Pope Francis pays special attention to the “urban environment.” 


He says that authentic development presupposes an integral improvement in the quality of human life in the

public space, housing, and transport...
[Source: Daily Maverick]

IV El deterioro de la calidad de la vida humana y degradación social

[parte del numeral IV de la Encíclica]

43. Si tenemos en cuenta que el ser humano también es una criatura de este mundo, que tiene derecho a vivir y a ser feliz, y que además tiene una dignidad especialísima, no podemos dejar de considerar los efectos de la degradación ambiental, del actual modelo de desarrollo y de la cultura del descarte en la vida de las personas.
44. Hoy advertimos, por ejemplo, el crecimiento desmedido y desordenado de muchas ciudades que se han hecho insalubres para vivir, debido no solamente a la contaminación originada por las emisiones tóxicas, sino también al caos urbano, a los problemas del transporte y a la contaminación visual y acústica. Muchas ciudades son grandes estructuras ineficientes que gastan energía y agua en exceso. Hay barrios que, aunque hayan sido construidos recientemente, están congestionados y desordenados, sin espacios verdes suficientes. No es propio de habitantes de este planeta vivir cada vez más inundados de cemento, asfalto, vidrio y metales, privados del contacto físico con la naturaleza.
45. En algunos lugares, rurales y urbanos, la privatización de los espacios ha hecho que el acceso de los ciudadanos a zonas de particular belleza se vuelva difícil. En otros, se crean urbanizaciones « ecológicas » sólo al servicio de unos pocos, donde se procura evitar que otros entren a molestar una tranquilidad artificial. Suele encontrarse una ciudad bella y llena de espacios verdes bien cuidados en algunas áreas « seguras », pero no tanto en zonas menos visibles, donde viven los descartables de la sociedad.
46. Entre los componentes sociales del cambio global se incluyen los
efectos laborales de algunas innovaciones tecnológicas, la exclusión social, la inequidad en la disponibilidad y el consumo de energía y de otros servicios, la fragmentación social, el crecimiento de la violencia y el surgimiento de nuevas formas de agresividad social, el narcotráfico y el consumo creciente de drogas entre los más jóvenes, la pérdida de identidad. Son signos, entre otros, que muestran que el crecimiento de los últimos dos siglos no ha significado en todos sus aspectos un verdadero progreso integral y una mejora de la calidad de vida. Algunos de estos signos son al mismo tiempo síntomas de una verdadera degradación social, de una silenciosa ruptura de los lazos de integración y de comunión social.
47. A esto se agregan las dinámicas de los medios del mundo digital que, cuando se convierten en omnipresentes, no favorecen el desarrollo de una capacidad de vivir sabiamente, de pensar en profundidad, de amar con generosidad. Los grandes sabios del pasado, en este contexto, correrían el riesgo de apagar su sabiduría en medio del ruido dispersivo de la información. Esto nos exige un esfuerzo para que esos medios se raduzcan en un nuevo desarrollo cultural de la humanidad y no en un deterioro de su riqueza más profunda. La verdadera sabiduría, producto de la reflexión, del diálogo y del encuentro generoso entre las personas, no se consigue con   una   mera acumulación   de    datos que termina saturando y

obnubilando, en una especie de contaminación mental. Al mismo tiempo, tienden a reemplazarse las relaciones reales con los demás, con todos los desafíos que implican, por un tipo de comunicación mediada por internet. Esto permite seleccionar o eliminar las relaciones según nuestro arbitrio, y así suele generarse un nuevo tipo de emociones artificiales, que tienen que ver más con dispositivos y pantallas que con las personas y la naturaleza. Los medios actuales permiten que nos comuniquemos y que compartamos conocimientos y afectos. Sin embargo, a veces también nos impiden tomar contacto directo con la angustia, con el temblor, con la alegría del otro y con la complejidad de su experiencia personal. Por eso no debería llamar la atención que, junto con la abrumadora oferta de estos productos, se desarrolle una profunda y melancólica insatisfacción en las relaciones interpersonales, o un dañino aislamiento…



Esto es la Patagonia, también parte del Planeta Tierra
This here is Patagonia, also part of Planet Earth





Images de la Patagonie
C'est aussi Notre Planète

L'encyclique sur l'écologie, qui paraît ce jeudi, entérine le réchauffement climatique. Le Pape y lance un appel radical à sobriété en vue d'une nouvelle solidarité Nord-Sud.

Source: Le Figaro 18.6.2015

Le pape François publie une encyclique sur l'écologie intitulée Laudato si reconnaissant le réchauffement climatique. Il appelle le monde à une «conversion écologique» radicale, reposant non pas sur un «juste milieu» entre développement durable et développement économique mais visant une rupture de société où
la vie serait désormais fondée sur la «sobriété». Les économies du nord assumeraient donc une «décroissance» pour envisager un avenir «soutenable» par solidarité avec les pays du Sud envers qui ils ont une «dette écologique». Devant l'échec des sommets climatiques successifs, François prône également la constitution d'une institution internationale capable de «sanctionner» le cas échéant les pays pollueurs. C'est la première fois qu'un Pape aborde ce sujet avec une telle radicalité.
Voici les phrases clés de ce texte:
1 ● «J'adresse une invitation urgente à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l'avenir de la planète. Nous avons besoin d'une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous.»
2 ● «Il existe un consensus scientifique très solide qui indique que nous sommes en présence d'un réchauffement préoccupant du système climatique (…) L'humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre ce réchauffement ou, tout au moins, les causes humaines qui le provoquent ou l'accentuent.»
3 ● «Il y a, en effet, une vraie “dette écologique ”, particulièrement entre le Nord et le Sud, liée à des déséquilibres commerciaux, avec des conséquences dans le domaine écologique, et liée aussi à l'utilisation disproportionnée des ressources naturelles, historiquement pratiquée par certains pays.»
4 ● «La faiblesse de la réaction politique internationale est frappante. La soumission de la politique à la technologie et aux finances se révèle dans l'échec des Sommets mondiaux sur l'environnement.»
5 ● «Tout est lié (…) Toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés. (…) Puisque tout est lié, la défense de la nature n'est pas compatible non plus avec la justification de l'avortement (…) la dégradation de l'environnement et la dégradation sociale, s'alimentent mutuellement.»
6 ● «Le XXIème siècle, alors qu'il maintient un système de gouvernement propre aux époques passées, est le théâtre d'un affaiblissement du pouvoir des États nationaux, surtout parce que la dimension économique et financière, de caractère transnational, tend à prédominer sur la politique. Dans ce contexte, la maturation d'institutions internationales devient indispensable, qui doivent être plus fortes et efficacement organisées, avec des autorités désignées équitablement par accord entre les gouvernements nationaux, et dotées de pouvoir pour sanctionner.»
7 ● «L'heure est venue d'accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d'autres parties.»
8 ● «Les prévisions catastrophistes ne peuvent plus être considérées avec mépris ni ironie. Nous pourrions laisser trop de décombres, de déserts et de saletés aux prochaines générations. Le rythme de consommation, de gaspillage et de détérioration de l'environnement a dépassé les possibilités de la planète, à tel point que le style de vie actuel, parce qu'il est insoutenable, peut seulement conduire à des catastrophes.»
9 ● «C'est un retour à la simplicité. La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n'est pas moins de vie, ce n'est pas une basse intensité de vie mais tout le contraire. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu'offre la vie. L'heure est arrivée de réaliser que cette joyeuse superficialité nous a peu servi.»

10 ● «Il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier, ou la préservation de l'environnement et le progrès. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l'effondrement. Il s'agit simplement de redéfinir le progrès.»



Imágenes del Sur Argentino en junio de 2015
También es Nuestra Tierra


CARTA ENCÍCLICA
LAUDATO SI’
DEL SANTO PADRE
FRANCISCO
SOBRE EL CUIDADO DE LA CASA COMÚN

1. «Laudato si’, mi’ Signore» – «Alabado seas, mi Señor», cantaba san
Francisco de Asís. En ese hermoso cántico nos recordaba que nuestra
casa común es también como una hermana, con la cual compartimos la
existencia, y como una madre bella que nos acoge entre sus brazos:
«Alabado seas, mi Señor, por la hermana nuestra madre tierra, la cual nos
sustenta, y gobierna y produce diversos frutos con coloridas flores y
hierba».

2.. Esta hermana clama por el daño que le provocamos a causa del uso
irresponsable y del abuso de los bienes que Dios ha puesto en ella. Hemos
crecido pensando que éramos sus propietarios y dominadores, autorizados
a expoliarla. La violencia que hay en el corazón humano, herido por el
pecado, también se manifiesta en los síntomas de enfermedad que
advertimos en el suelo, en el agua, en el aire y en los seres vivientes. Por
eso, entre los pobres más abandonados y maltratados, está nuestra
oprimida y devastada tierra, que «gime y sufre dolores de parto» (Rm
8,22). Olvidamos que nosotros mismos somos tierra (cf. Gn 2,7).
Nuestro
propio cuerpo está constituido por los elementos del planeta, su aire es el
que nos da el aliento y su agua nos vivifica y restaura.
Nada de este mundo nos resulta indiferente…



EXIGE CUIDARLA PARA NUESTROS HIJOS Y NIETOS

domingo, 14 de junio de 2015

Cambio climático: cómo afecta ya a la Argentina

El gas de "efecto invernadero" provoca aludes, inundaciones y sequías en el país con un aumento de 0,5°C de temperatura. Cuáles serán los costos de la transformación energética y tecnológica para detener el calentamiento global.

    Fuente: Clarín digital, domingo 14 de junio de 2015

El capitán David Nix sube a a la máquina del tiempo y avanza hacia el futuro. Se ve un mundo devastado. Falta poco para el apocalipsis. El  planeta se extinguirá. Casey Newton pregunta si ya tiene esa información, por qué no la transmite a la sociedad. Nix es escéptico:
“Ya lo hicimos. Los humanos se comieron la información como un chocolate. No temieron su destrucción. Empaquetaron esas imágenes y las disfrutaron como un videojuego mientras la tierra se derrumbaba. A cada momento tienen la posibilidad de un futuro mejor, pero no lo ven. Y lloran por ese horrible futuro resignados a que llegue. Porque ese futuro no les grita que hagan un cambio ahora. Nosotros vimos el iceberg y advertimos al Titanic, pero siguieron de frente igual, a toda máquina... ”.
Bastan 30 segundos para que Hugh Laurie (el “capitán Nix”) advierta a Britt Robertson (“Casey Newton”) en la película “Tomorrowland”, los peligros de un mundo que se pierde entre la contaminación y el cambio climático. El apocalipsis que muestra la nave del futuro no es una fantasía. Tampoco es futuro.
En el suroeste de la provincia de Buenos Aires el viento vuela los suelos, se pierden centímetros de tierra productiva que vuela hacia el mar. El capital natural se degrada. En el Chaco paraguayo, según un informe de la Asociación Guyra Paraguay, se deforestó 36.355 hectáreas de bosques sólo en el mes de enero de 2015. Paraguay registró el mayor porcentaje, con 52 % de áreas de desmonte, Argentina el  34 % y Bolivia, el 14 %. Argentina deforestó 400 hectáreas por día. A ese ritmo, en menos de dos meses se deforesta una superficie de bosques equivalente a la de la ciudad de Buenos Aires (20.000 ha.).
Se pierde el bosque nativo -que se reemplaza por cultivos de tipo industrial-; se pierde la calidad del suelo -e impide la absorción de las lluvias-, aumenta el caudal del río Paraná, -que impacta en la logística agrícola a la vera del río-. No se trata de un fenómeno focalizado en el Chaco-Paraguayo: se calcula que el 47% de las emisiones de gases de efecto invernadero (GEIs) de América Latina y el Caribe son producto de la deforestación.
En la zona de Cuyo, la falta de nieve en las cumbres -se perdió el 50% del caudal hídrico en el último medio siglo- la falta de agua impacta en la vitivinicultura y la agricultura. Se lo denomina “stress hídrico”. Como sucede en la región del Comahue (provincias de Neuquén y Río Negro) en la que los ríos también perdieron caudal, en promedio, y es escasa para las represas hidroeléctricas y para el riego, sobre todo en verano, cuando más se la necesita.
Aludes, inundaciones, sequías, deshielos, sudestada... “Tomorrowland” llegó al país en forma lenta y continua, desde hace muchos años. (Ver página 39).
Según el último estudio de la Dirección de Cambio Climático (año 2000) la “contribución” argentina en la emisión de GEIs es del 0,84%, que sitúa al país, por volumen, en el puesto 25 a nivel mundial y en el 53 en las emisiones per capita. En América Latina, Argentina está tercera, después de México y Brasil.
“Los de Argentina son niveles relativamente altos. Las emisiones provienen de energía, agricultura y ganadería (ver Infografía pág. 40). Si la Argentina decidiera cambiar, tiene que haber una definición política del más alto nivel para conocer cuál será el perfil productivo del país en los próximos treinta años. Para reducir las emisiones hay que transformar la generación de energía, en la infraestructura, en transporte, agricultura, gestión de residuos. En el futuro, Argentina puede convertirse en un extraordinario oferente de “energía limpia”. El cambio climático propone desafíos éticos, políticos y económicos. Pero mi sensación es que el país mira excesivamente al corto plazo”, indica Hernán Carlino, investigador de la Fundacion Di Tella, a Clarín.
En el período 1950-2005, el país contribuyó con el 0,5% de las emisiones globales. Argentina está 30 en el ranking mundial. Para el país  implicó, como hechos observados, el aumento de la temperatura media en el norte del país, disminución en la zona cordillerana, aumento en el nivel del mar y del Río de la Plata, con los consecuentes “daños colaterales” como dificultades en la provisión de agua potable, enfermedades tropicales (dengue), “stress hídrico”, o mayor riesgo de incendios forestales.
Para los próximos treinta años, Vicente Barros, miembro del grupo intergubernamental de expertos en cambio climático (IPCC) no prevé “amenazas muy importantes” en las actividades productivas, pero marca dos items, entre los más graves, que están ocurriendo y se intensificarán a lo largo del siglo.
Más precipitaciones intensas con secuela de inundaciones, daños y hasta muertes en ambientes urbanos.
Olas de calor, como la de verano 2013-14 en Buenos Aires y otras ciudades, con secuela de muertes, que se van a hacer más frecuentes e intensas.
Hasta el jueves pasado, en la Convención de Lucha contra el Cambio Climático de la ONU representantes de 196 países se reunieron durante 10 días para definir un compromiso vinculante que limite el incremento de la temperatura global a 2°C respecto a la era preindustrial.  Pero los compromisos, sin fuerza legal, para reducir las emisiones de GEIs ya sufrieron muchas dilaciones. (Ver columna “Hay que revivir...”)
Ramiro Fernández,  director de Cambio Climático América Latina, de la Fundación Avina, participó en la Convención. “Para mantener el límite de 2°C se requiere la transformación drástica del actual modelo de desarrollo. Algunas opciones, que se puedan medir en 2050 ó 2070, son: carbono neutral, emisiones cero o asegurar el 100% de energías renovables (en reemplazo de las que provienen de combustibles fósiles). Fernández es optimista. Cree que en la Conferencia sobre Cambio Climático de París, prevista para diciembre, los países del G7 firmarán acuerdos con fuerza legal para reducir emisiones. “En los últimos 6 años los impactos sobre la naturaleza crecieron y aumentaron la conciencia y se están asumiendo compromisos. El martes pasado, el G7 se comprometió a descarbonizar totalmente sus economías en 2100. Es un mensaje político para cerrar el acuerdo de París que garantice una meta global a largo plazo”, afirma.
En muchos países, la mitigación y adaptación al cambio climático ya no alcanza: los impactos son irreversibles. “Para ellos, además de los costos que supone la transformación tecnológica y energética, habrá un costo adicional que se traducirá en pérdidas ecosistémicas todavía no cuantificadas. Si bien la comunidad internacional ha puesto un número de USD 100 mil millones para costear el cambio climático, se calcula que la cifra será cercana a los 300 mil millones de dólares por año...”, dice Alejandra Cámara, titular de “Génesis”, consultora en Cambio Climático y Sustentabilidad.
Quiénes pagarán el desastre medioambiental es parte de las discusiones entre los países. Quizá el Capitán Nix, desde su máquina del tiempo, ya sepa algo.

Nota de MLD -bloguista- Uno de nuestros asiduos lectores nos ha señalado que sería muy importante que al hablar de esa variación de 0,5ºC de aumento de la temperatura que se menciona inmediatamente debajo del título, se aclarase respecto a qué fecha o a qué período se ha medido tal diferencia. Sería interesante, agrego yo, que se explicase bien qué tipo de promedio es el referido. Todo lo cual no invalida el valor del reportaje; que vamos mal, de eso no hay duda.

sábado, 13 de junio de 2015

El Voluntariado Corporativo en la Argentina y en Iberoamérica
en el año 2015
Por Mauricio López Dardaine
En estos días estamos lanzando un cuestionario para empresas y otro paralelo, pero diferente, para ONGs, con lo que damos inicio al Estudio  sobre Voluntariado Corporativo en la Argentina, España y toda Iberoamérica 2015.
Se trata de una iniciativa conjunta,  parte del trabajo que se viene realizando en España desde hace algunos años, enmarcado por el Observatorio de Voluntariado Corporativo.
Participan de él Cooperación Internacional, la empresa Iberdrola y Voluntare, entidades con base en España, actuando nosotros,  miembros del Centro de Ética y Desarrollo Sostenible de la Universidad Austral, como coordinadores académicos.
Puedo decirles que ha sido ardua la tarea de pensar, disentir y acordar sobre el enfoque y el contenido de ambos cuestionarios, para lograr  finalmente una versión que pudiese abarcar realidades diferentes; al menos tal ha sido nuestro empeño.
El Voluntariado Corporativo y la comunidad
En la Argentina y en gran parte de nuestra América, las acciones de voluntariado corporativo, es decir aquellas desarrolladas por empleados de empresas, en muchos casos mediante alianzas con ONGs, son muchas. Lo son de diversos tipos y con diferentes alcances. Hay empresas mundiales líderes que actúan en nuestra región, y grandes empresas puramente locales, que han logrado, en muchos casos a partir de la crisis argentina de 2001, estructurar y canalizar estas acciones de manera cada vez más eficaz. Con un número creciente de empleados, incluyendo altos directivos, que se vuelcan cada año al campo y a la calle para trabajar junto a comunidades locales (del entorno de su empresa) y comunidades lejanas, por ejemplo, las asentadas junto a la cordillera de los Andes, en San Juan, Salta y Jujuy. Ayudando, y sobre todo enseñando a ayudarse.
No sólo pintando escuelas y levantado paredes o techos de viviendas junto con los miembros de las respectivas comunidades, sino aplicando también sus conocimientos específicos en plomería, electricidad, contabilidad, por ejemplo,  para aportar expertise donde realmente se necesita y no se puede pagar, empleando  materiales aportados por sus respectivas empresas, y también colaborando en apoyo a alumnos de la primaria y el secundario, reforzado sus capacidades propias y muchas veces enseñando a aprender, lo que no siempre se consigue en la escuela.
El Voluntariado Corporativo hacia el interior de la empresa
Los estudios en profundidad realizados en empresas de la Unión Europea y de los Estados Unidos, resumidos ayer en un interesante seminario en Buenos Aires[1] por el representante de Voluntare[2], más relevamientos internos hechos en estos años en la Argentina, comentados por representantes de Telefónica, Petrobras y el Banco de Galicia en el referido encuentro, nos dan cuenta del enorme efecto benéfico que ello refleja posteriormente en la actitud de los empleados que participan en estas acciones, a partir de las 20 horas de trabajo voluntario anual y, curiosamente, no necesariamente más allá de las 40 horas anuales. Estás son cifras de lo que acontece en la Unión Europea, especialmente.
Tenemos la convicción que al ir ampliado esta doble encuesta -a empresas y ONGs- a todo Iberoamérica, y no sólo en 2015 sino en años sucesivos, el Observatorio de Voluntariado Corporativo permitirá ir detectando cómo esta y otras tendencias están evolucionado en las comunidades beneficiadas y hacia dentro de las propias organizaciones, las empresas y ONGs actuantes.
Aquellos que más entienden sobre este apasionante tema consideran que se está produciendo un quiebre; que ha terminado un primer ciclo de voluntariado corporativo en el mundo y que a partir de este año 2015 se inicia un segundo ciclo, forzosamente diferente.
En septiembre de 2015 las Naciones Unidas podrán en foco los Objetivos de Desarrollo Sostenible[3], con un fuerte énfasis en la erradicación de la pobreza y el hambre. Quienes están a la vanguardia en voluntariado corporativo apuntan pues a re-orientar sus acciones en consonancia con los Objetivos de Desarrollo Sostenible.
En esto estamos hoy empeñados.
_________________________________
[1] En la Fundación Telefónica
2 Dr. Juan Ángel  Poyatos, Voluntare
3 Los Objetivos de Desarrollo Sostenible: Con la fecha límite para la consecución de los Objetivos de Desarrollo del Milenio para después de 2015, los líderes mundiales piden un ambicioso programa a largo plazo para mejorar la vida de las personas y proteger el planeta para las generaciones futuras. Se espera que este programa de desarrollo después de 2015 aborde muchas cuestiones, entre ellas, la erradicación de la pobreza y el hambre, la mejora de la salud y la educación, la construcción de ciudades más sostenibles, la lucha contra el cambio climático y la protección de los bosques y océanos.
Los Gobiernos están negociando, y la sociedad civil, los jóvenes, las empresas y otros sectores interesados también participan en esta conversación global. Se espera que los dirigentes mundiales aprueben este programa en la Cumbre Especial sobre Desarrollo Sostenible que se celebrará en septiembre de 2015 en Nueva York.
Las Naciones Unidas colaboran con los gobiernos, la sociedad civil y otras partes implicadas para aprovechar el impulso generado por los ODM y mantenerlo con un ambicioso programa que se espera sea adoptado por los Países Miembors durante la Cumbre Especial sobre Desarrollo Sostenible de septiembre de 2015.
Fuente: Naciones Unidas






lunes, 8 de junio de 2015

Klimaverhandlungen der G7 - G7 leaders agree to strive for low-carbon economy

Klimaverhandlungen der G7
Reiche Länder ohne Kohle
Von David Böcking, Elmau
SPIEGEL ON LINE den 8. Juni 2015
Beim G7-Gipfel hoffen Klimaschützer auf ein Signal der reichen Industriestaaten: Sie sollen sich zum kompletten Ausstieg aus fossilen Energieträgern verpflichten. Doch vor allem Japan bremst.




G7Climate negotiations
By  David Böcking, Elmau

Source: SPIEGEL ON LINE  8th June, 2015

With the G7 summit, environmentalists hope for a signal from the rich industrialised nations: they should bind themselves to a complete  withdrawal from fossil sources of energy. But, first of all, Japan stalls.

G7 leaders agree to strive for low-carbon economy


SOURCE: Reuters Editions, KRUEN, GERMANY |  
G7 leaders agreed on Monday to wean their economies off carbon fuels and supported a global goal for reducing greenhouse gas emissions, but they stopped short of agreeing their own immediate binding targets.
In a communiqué issued after their two-day summit in Bavaria, the G7 leaders said they backed reducing global greenhouse gas emissions at the upper end of a range of 40 to 70 percent by 2050, using 2010 as a basis. The range was recommended by the IPCC, the United Nations' climate-change panel.
They also backed a global target for limiting the rise in average global temperatures to two degrees Celsius (3.6 Fahrenheit) compared with pre-industrial levels.
"We commit to doing our part to achieve a low-carbon global economy in the long-term, including developing and deploying innovative technologies striving for a transformation of the energy sectors by 2050, and invite all countries to join us in this endeavour," the communiqué read.
G7 host Angela Merkel of Germany, once dubbed the "climate chancellor", hoped to revitalize her green credentials by getting the G7 nations to agree specific emissions goals ahead of a larger year-end United Nations climate meeting in Paris.
The leaders stopped short of agreeing any such immediate binding targets for their economies. Green lobby groups nonetheless welcomed the direction of their agreements.
"They've given important political signals, but they could have done more, particularly by making concrete national commitments for immediate action," said Sam Smith, leader of the WWF Global Climate and Energy Initiative. "We had hoped for more commitments on what they would do right now."
The Europeans had pressed their G7 partners to sign up to legally binding targets for reducing greenhouse gas emissions.

Klimaverhandlungen der G7 - Fortsetzung des Artikels auf deutsch



Als am Vorabend des G7-Gipfels ein schwerer Wolkenbruch über dem Tagungsort in Elmau niederging, war das am Tag darauf für Bundesverkehrsminister Alexander Dobrindt ein Beweis bayerischer Effizienz. "Das muss man erst mal hinkriegen", scherzte er. "Gestern die Demonstranten wegschwemmen und heute so ein Wetter."

Man hätte das Unwetter auch anders deuten können: als kleine Erinnerung an das vielleicht wichtigste Thema des Treffens, den Klimawandel. Der stand am Montagmorgen als erstes auf dem Programm der Staatenlenker, was bei Klimaschützern für große Hoffnungen sorgte. In Elmau sei ein "echter Durchbruch" möglich, sagte Tobias Münchmeyer, Energieexperte bei Greenpeace.
Dabei waren die Erwartungen zuvor gering, zumal das entscheidende Treffen ohnehin der nächste Klimagipfel in Paris sein wird. Noch vor wenigen Tagen wollte ein hochrangiger Vertreter der Bundesregierung nicht einmal versprechen, dass sich das sogenannte Zwei-Grad-Ziel in der Abschlusserklärung der G7 finden wird.
Immerhin, das ist nun gelungen: Die G7-Länder haben in Elmau ein verbindliches Zwei-Grad-Ziel zur Begrenzung der Erderwärmung beschlossen. Mit der Übereinkunft wollen sie eine Voraussetzung schaffen, dass im Dezember in Paris ein Welt-Klimavertrag geschlossen werden kann, berichtet die Deutsche Presse-Agentur. Die Uno-Klimakonferenz hatte sich bereits 2010 darauf geeinigt, die globale Erwärmung auf zwei Grad zu begrenzen.
Klimaschützerherzen höher schlagen lässt ein anderes Konzept: Die G7-Länder könnten sich auf das Ziel einer sogenannten Dekarbonisierung einigen - ein Komplettumbau des Wirtschaftssystems zur Vermeidung von Kohlenstoffemissionen. Dies müsse bis Ende des Jahrhunderts gelingen, forderte Bundesumweltministerin Barbara Hendricks (SPD) kurz vor dem Gipfel im Gespräch mit SPIEGEL ONLINE.
Doch die G7 könnten sogar eine noch ehrgeizigere Variante beschließen: Demnach sollen sie bereits bis 2050 ihren Energiesektor entkarbonisieren, bevor der Rest der Wirtschaft dann bis Ende des Jahrhunderts folgen würde.
Dass eine solche kollektive Energiewende überhaupt diskutiert wird, sehen Aktivisten als Anzeichen dafür, dass in der Klimapolitik der lange ersehnte Wandel näher rückt. Weitere Hoffnungswerte:
§  In China war der Kohleverbrauch 2014 rückläufig, die CO2-Emissionen des Energiesektors stiegen nicht weiter an. Das liegt neben einer leichten Abschwächung des Wirtschaftswachstums auch am Ausbau erneuerbarer Energien.
§  In Norwegen beschloss kürzlich der staatliche Pensionsfonds, sich von allen Investitionen in Kohle zu trennen. Der Ruf nach solchen sogenannten Divestment-Strategien wird mittlerweile auch in Deutschland lauter.
§  In Deutschland und anderen Ländern wächst die Angst vor einer sogenannten Carbon Bubble, also einem Absturz von Unternehmen, deren Geschäftsmodell von fossilen Energien abhängt. Große europäische Energiekonzerne haben auf Druck von Investoren angekündigt, ihre Geschäftsmodelle zu überprüfen.
§  In Frankreich will sich François Hollande als Gastgeber des nächsten Klimagipfels für eine "historische Einigung" einsetzen.
Doch hinter dem neuen Optimismus in Elmau steckt neben veränderten Fakten eine nüchterne Analyse des letzten großen Klimagipfels in Kopenhagen. Der wurde 2009 auch deshalb zum Fiasko, weil die westlichen Länder auf weltweite, eindeutige Verpflichtungen gesetzt hatten.
"In Kopenhagen wurde alles auf eine Karte gesetzt", sagt Greenpeace-Energieexperte Münchmeyer. "Das war ein Fehler." Statt wie damals klare Restriktionen für Emissionen zu fordern, loben viele Klimaschützer mittlerweile lieber den wirtschaftlichen Wandel - auch wenn er sich in kleinen Schritten vollzieht.
Das Dekarbonisierungsziel wurde offenbar von der deutschen Präsidentschaft ins Spiel gebracht, fand jedoch die Unterstützung der EU-Länder und zumindest Wohlwollen der USA. Als Blockierer erschienen dagegen vor allem die Japaner.
Als einziges G7-Land hat Japan noch kein konkretes Ziel für den Pariser Gipfel vorgelegt. Während des Gipfeltreffens gab Premierminister Shinzo Abe dann zumindest eine vorläufige Zahl bekannt: Bis 2020 sollen die Emissionen um 26 Prozent sinken.
Das klingt eindrucksvoll, allerdings nur, wenn man wie die Japaner den Ausstoß von 2013 zugrunde legt. Im Vergleich zu 1990 liegt die angestrebte Verringerung nach Angaben der Hilfsorganisation Oxfam dagegen bei nur 18 Prozent - die EU-Länder haben sich hingegen 40 Prozent vorgenommen.
"Ich denke wir sind ehrgeizig genug", verteidigte ein japanischer Spitzendiplomat am Sonntagabend das bescheidene Vorhaben, während vor ihm ein Teller mit Rostbratwürsten und Sauerkraut kalt wurde. Schließlich habe man nach dem Atomunfall vonFukushima den Energiemix völlig umstellen müssen. Außerdem habe Japan schon jetzt eine besonders hohe Energieeffizienz und gebe viel Geld für Klimahilfsprogramme in ärmeren Ländern.
Das sehen Nichtregierungsorganisationen entschieden anders. Merkel müsse Abe "vom Klima-Harakiri" abbringen, forderte Daniel Boese vom Kampagnennetzwerk Avaaz. "Japan darf Fukushima nicht mehr als Ausrede nutzen, sondern muss die Zeichen der Zeit erkennen und seine Weltklasseingenieure auch bei den erneuerbaren Energien anpacken lassen."
Das Bekenntnis zu einer G7-Energiewende schien am zweiten Gipfeltag trotz des japanischen Zögerns erreichbar: Noch gegen 22:30 Uhr trafen sich Klimaunterhändler am Sonntagabend zu einer Verhandlungsrunde. Zur Untermalung hatte es da im Wettersteingebirge nach zwischenzeitlichem Königswetter erneut zu regnen begonnen. Die Sintflut blieb aber diesmal aus.


viernes, 5 de junio de 2015

Día Mundial del Ambiente - Jour Mondial de l'Environement - World Environment Day 2015

En el día Mundial del Ambiente les envío un saludo muy especial a todos los lectores de este modesto blog en el mundo, y a todos aquellos amigos que me alientan a seguir, que me hacen llegar sus comentarios y críticas, sus contribuciones y que además de una manera u otra trabajan día a día por un Planeta Tierra que vuelva a ser Sostenible... mientras aún quede algo de tiempo para ello.


Mauricio López Dardaine

Le jour Mondial de l'Environement j'envoie un salut très spécial à tous les lecteurs de ce blog modeste dans le monde, ceux qui m'encouragent à suivre, qui me font parvenir ses commentaires et ces critiques, aussi ses contributions et qui d'une manière ou l'autre travaillent au jour le jour pour une Planète Terre qui recommence à devenir soutenable ... en attendant toujours que le temps qui reste pour cela soit suffisant.


Maurice López Dardaine

On World Environment Day 2015 I wish to send all friends and readers of this modest blog, the world round, my hearty thanks for your support, suggestions, encouragement, learned criticism. All of you that one way or the other work every day seeking a Planet, our Earth, than can again become sustainable... while still we are on time.

Mauricio López Dardaine

lunes, 1 de junio de 2015

A six mois de la COP 21 - A seis meses de la COP 21

CLIMAT
A six mois de la conférence sur le climat de Paris, les négociations patinent

A seis meses de la conferencia sobre el clima de Paris [la COP 21], las negociaciones patinan
Source/Fuente: LE MONDE 

01.06.2015


C’est une étape-clé des négociations climatiques : à partir de lundi 1er juin, à Bonn (Allemagne), les 195 Etats membres de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques vont tenter d’avancer sur la voie d’un accord universel pour contenir la hausse de la température moyenne à 2 0C par rapport à celle de l’ère préindustrielle. On en est encore très loin. Dix journées de travail au bord du Rhin ne devraient pas suffire à dénouer les points de tension qui subsistent.
Es una etapa clave de las negociaciones climáticas: a partir del lunes, 1º de junio, en Bonn (Alemania), los 195 Estados miembros del Convenio Marco de Naciones Unidas sobre  Cambio Climático van a intentar avanzar sobre la vía de un acuerdo universal para contenerle el incremento de la temperatura media a 2 ºC con relación a la de la era pre-industrial. Estamos todavía muy lejos de allí. Diez días de trabajo al borde del Rin no deberían bastar para destrabar los puntos de fricción que subsisten.
Seuls 38 pays ont jusqu’à présent soumis leurs objectifs chiffrés de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Fin mars, l’Union européenne, précédée de la Suisse, a été la première à communiquer son plan de lutte contre le réchauffement. L’UE, troisième émetteur mondial derrière la Chine et les Etats-Unis, s’engage à infléchir d’au moins 40 % d’ici à 2030 ses émissions par rapport à leur niveau de 1990 et projette une baisse d’au moins 80 % à l’horizon 2050. La Suisse se fixe un objectif de réduction de 50 % d’ici à 2030. Ces contributions nationales relativement ambitieuses tranchent avec la timidité de celles des Etats-Unis (réduction de 26 % à 28 % des émissions d’ici à 2025 par rapport à 2005), de la Russie ou du Canada, et avec le silence de plusieurs acteurs majeurs comme la Chine, plus gros émetteur mondial de CO2, le Brésil ou l’Australie.

Sólo 38 países han sometido hasta aquí, sus objetivos cuatificados de reducción de emisiones de gases de efecto invernadero. A fin de marzo, la Unión Europea, precedida de Suiza, fue la primera en comunicar su plan de lucha contra el calentamiento global. La UE, tecer emisor mundial detrás de China y los Estados Unidos, se compromete a  reducir por lo menos en un 40 % de aquí a 2030, sus emisiones con relación a los valores de 1990 y proyecta una disminución de por lo menos un 80 % con horizonte en el año 2050. Suiza ha fijado una reducción del 50 % de aquí a 2030.

Estas contribuciones nacionales relativamente ambiciosas contrastan con la timidez de las de los Estados Unidos (reducción del 26 % al 28 % de aquí a 2025, pero con relación a 2005), de Rusia o del Canadá, y con el silencio de algunos actores mayores como China, el mayor emisor mundial, Brasil o Australia.
 « Il faut qu’on accélère, sinon on ne va pas y arriver », reconnaît la négociatrice française Laurence Tubiana. « Une nouvelle vague de contributions nationales devrait intervenir en juin, autour de la session de Bonn et des réunions du G7 [le 7 et 8 juin en Bavière] », espère-t-elle. « Reconnaissons toutefois que s’engager sur ces émissions à l’horizon 2025, 2030 ou 2050 n’est pas simple. On n’improvise pas cela sur un coin de table », pointe Laurent Fabius, futur président de la COP21, dans un entretien paru dans le Journal du dimanche le 31 mai.
Le ministre des affaires étrangères ne se fait pas d’illusions : « Quand on fera l’addition des contributions, il est probable qu’on soit au-dessus des 2 0C. Mais ces contributions correspondent au minimum que les gouvernements comptent faire. Notre rôle est de les pousser à faire plus encore. »
« UN ACCORD À PARIS EST PROBABLE, MAIS NOUS NE POUVONS PAS ENCORE DIRE AUJOURD’HUI QUEL SERA SON NIVEAU D’AMBITION »
Outre les engagements sur les émissions de CO2, le principal point de blocage est aujourd’hui la question du financement de la lutte et de l’adaptation au changement climatique. « Les pays pauvres, notamment les pays africains, subissent les conséquences des gaz à effet de serre émis par les pays industrialisés, constate la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, très critique sur le processus onusien. Ils ne comprennent pas qu’on ne parle que de mesures de réduction des émissions et qu’on ne mette pas sur le même plan les mesures d’adaptation au changement climatique dont ces pays sont victimes. »
« Effort supplémentaire »
Alors que les Etats riches ont promis en 2009 de verser 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 aux pays du Sud, le fonds vert pour le climat, l’un des instruments pour atteindre cet objectif, n’a pour l’instant réuni que 10 milliards de dollars. Et seuls 4 milliards ont été convertis en contributions. « Si nous voulons un accord satisfaisant, les pays riches devront consentir un effort financier supplémentaire », reconnaît Laurent Fabius, qui devrait ouvrir lundi matin la session de Bonn.
A Bonn, les négociateurs ont sur la table un texte de 80 pages, issu des discussions de Genève en février, intégrant les options les plus diverses. « L’objectif est d’arriver à un texte plus gérable, d’enlever les répétitions et de négocier les points de compromis, assure Laurence Tubiana. Il n’y aura pas de miracle à Bonn. »

Déjà pointe l’idée que la conférence de Paris pourrait déboucher sur un accord non pas définitif, mais évolutif. « Un accord à Paris est probable, mais nous ne pouvons pas encore dire aujourd’hui quel sera son niveau d’ambition, estime l’économiste britannique Nicholas Stern, dans un entretien à La Croix, samedi 30 mai. L’essentiel, pour moi, est que l’accord de Paris prévoie un processus de révision régulière des ambitions en matière de lutte contre le réchauffement climatique. »